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La gestion centralisée de l'arrosage

Depuis quelques années déjà, nous constatons des modifications climatiques non négligeables, les étés sont de plus en plus secs et chauds, les hivers relativement doux et surtout nous accusons une baisse flagrante des précipitations. Les nappes phréatiques sont au plus bas. Notre département est touché également par le Mistral qui peut souffler sur des périodes assez longues, ce qui accentue la sécheresse. L’année 2012 s’annonce comme une des années les plus déficitaires en terme de pluviométrie, ce qui amène déjà de nombreux préfets à prendre des arrêtés de restriction de l’utilisation de l’eau, autant pour les particuliers que pour les collectivités. Aujourd’hui, les budgets des collectivités sont à la baisse. Il a fallu par conséquent s’adapter à ces changements et raisonner en terme d’efficience, c'est-à-dire comment faire aussi bien avec des moyens différents. On parlait plus avant en terme d’efficacité, les collectivités avaient autant les moyens humains que financiers.
Enfin, le GA voulait répondre à une gestion durable de la ressource en eau et notamment aux préconisations du grenelle de l’Environnement. Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, Ministre de l’Ecologie et du développement durable, évoquait en 2011, l’objectif d’une diminution de 20% de la consommation d’eau d’ici 2020. 

Le fonctionnement de la Gestion centralisée de l’Arrosage.

Une station météo, autonome, puisqu’elle fonctionne grâce à un panneau solaire, relève six paramètres, la vitesse du vent, la direction du vent, les radiations solaires, l’humidité, la pluviométrie et la température. Ces informations sont envoyées chaque jour à un ordinateur qui calcule « l’ETP » l’Evapotranspiration Potentielle, exprimée en mm d’eau, et non plus en durée d’arrosage, c'est-à-dire les pertes réelles d’eau évaporée par le sol et transpirée par les végétaux. L’ordinateur appelle, via des interfaces de communication, les sites délocalisés pour envoyer les programmes d’arrosage. Chaque matin, l’ordinateur récupère ce qui s’est réellement passé sur le terrain et enregistre les dysfonctionnements. Les temps de fonctionnement réels sont comparés au temps de fonctionnement calculés et toute anomalie est analysée.

Avantages
L’arrosage est programmé la nuit où l’évapotranspiration est au plus bas.
Sans cet outil, il était impossible de savoir précisément combien d’eau nos espaces verts avaient besoin d’une journée à une autre. Les conséquences étaient le sur arrosage, par conséquent le gaspillage de la ressource en eau, entraînant une vulnérabilité aux maladies, un compactage du sol et une sur utilisation des stations de pompage, entraînant également des sur consommations d’énergie.

Aujourd’hui, grâce à la gestion centralisée de l’arrosage, nous avons réduits nos budgets de fonctionnement, nos entretiens, nos tontes de gazon, l’utilisation de produits phytosanitaires, les factures énergétiques, mais nous avons également un suivi en temps réel de notre réseau d’arrosage.
Nous connaissons parfaitement l’inventaire terrain, ce qui a permis de calculer au plus juste l’ETP. Chaque électrovanne a été identifiée avec un diagnostic précis du matériel, arroseurs, tuyères ou gouttes à gouttes. Nous avons calculé la pluviométrie de chaque station et avons  ajusté  de nombreux paramètres liées au sol, taux d’infiltration, capacité de rétention d’eau.  Nous pouvons affiner aujourd’hui électrovanne par électrovanne la pluviométrie de chaque station en différenciant  les secteurs à l’ombre  des secteurs exposés plein soleil, plein vent, par un coefficient cultural.

Conclusion
Le rôle du jardinier est de veiller à ce que les pertes d’eau par Evapotranspiration soient compensées par les pluies ou l’arrosage. Grâce à la gestion centralisée de l’arrosage, l’ETP est donnée  tous les jours automatiquement par la station météo, la pluie enregistrée venant en déduction de l’ETP. La gestion centralisée de l’arrosage gère autant les déficits que les excédents. Elle enregistre les consommations d’arrosage, les temps de fonctionnement et met en forme les rapports d’alarme qui permettent aux jardiniers des interventions rapides.
L’eau est une ressource à protéger, c’est un enjeu écologique central.  Demain, nous devrons rendre des comptes. La Police de l’Eau demandera sur quelles nappes phréatiques nous prélevons, quels volumes. Avant de passer de l’abondance à la rareté, il devient indispensable d’adapter la gestion de nos espaces verts aux ressources en eau disponibles aujourd’hui mais demain aussi du fait des changements climatiques qui ont déjà commencé. « Nous devons adapter un modèle économique qui soit compatible avec la finitude du monde ». (Nicolas HULOT)

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