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Les Angles

  • Population
    8 475 h
  • Superficie
    1777 Ha
  • Maire
    Jean-Louis Banino

Coordonnées :
Hôtel de ville
30133 Les Angles
Tel. : 04 90 15 10 50
Fax : 04 90 25 84 41
Mél. : contact@lesangles30.eu
Web : http://www.ville-les-angles.fr

 La ville de Les Angles, dans le Gard, est située sur un plateau qui domine le Rhône, en face d’Avignon. Dotée d’une localisation exceptionnelle, tout près de la nouvelle gare TGV avignonnaise, elle compte plus de huit mille habitants et s’étend sur une superficie de 1777 ha. En pleine expansion, elle attire dans ses zones industrielles et commerciales dynamiques de nombreux partenaires économiques.

Chaque semaine, le samedi matin, le marché envahit le centre de la ville actuelle, qui vous accueille agréablement avec ses fleurs et ses fontaines… On y trouve tous les commerces indispensables, tous les services médicaux et paramédicaux, trois groupes scolaires, une crèche et une halte-garderie ainsi que de multiples équipements sportifs. Plus de cinquante associations sportives et culturelles très actives organisent des manifestations à succès : concerts, théâtre, expositions, fêtes, tournois divers (tennis, foot, rugby, judo et autres arts martiaux, tous les sports sont présents) ; implanté dans la garrigue, un parc de découverte de l’univers avec son planétarium, permettent de parcourir notre galaxie. Des hôtels, nichés dans la verdure, incitent au repos après de longues heures de visite dans les alentours.
Le Vieux Village et son église dominent une vaste plaine agricole très fertile où sont cultivés arbres fruitiers et cultures maraîchères variées. Ses fraîches calades, ses sentiers des peintres et sentiers botanique, incitent à la promenade, sur les pas du célèbre entomologiste Jean-Henri Fabre qui y mena la plupart de ses recherches, ou sur les traces de grands peintres tels Derain, Lesbros, Montagné, Crumières et bien d'autres.

De sa table d'orientation, l'on peut admirer des sites remarquables : le viaduc du TGV, pendant moderne du célèbre Pont du Gard voisin, le Palais des Papes d'Avignon, la Chartreuse de Villeneuve, et, plus loin : Le Ventoux, la Montagnette, les Alpilles. Nombreux sont les artistes inspirés par ces lieux et ces paysages qui abritent, aujourd'hui encore, peintres, sculpteurs, artisans d'art, écrivains.

Histoire et Patrimoine

Entre Sauveterre et Aramon le cours du Rhône est longé, sur sa rive droite, par un massif de calcaire infra crétacé de faible altitude, dont la bordure méridionale présente, en plusieurs points, des affleurements de mollasse miocène. Cette particularité géologique explique la variété géologique du site des Angles dont l'agglomération actuelle est bâtie en partie sur de la pierre froide, qui prolonge au Midi la garrigue de Bellevue, et, en partie, sur les sédiments sableux de l'Helvétien, appelé "safre" dans tout le pays.

Le village proprement dit est construit sur cette dernière formation marine qui présente, du coté de la plaine, des falaises abruptes aux teintes chaudes, coupées par quelques bouquets de grands pins d'Alep.

C'est sur les flancs de ce rocher qu'ont été trouvés les vestiges les plus anciens: quelques fragments de poterie indiquant une occupation au IVe siècle de notre ère. C'est là, également, que se forma, dans le Haut moyen-âge, le premier village des Angles, dont l'église était située à mi-hauteur de ce roc escarpé.

Des fouilles exécutées en 1938 ont eu pour résultat de mettre à jour l'infrastructure de cette église et d'en relever le plan. Elles ont permis, en outre, d'affirmer que son origine était très ancienne et qu'elle remontait vraisemblablement au VIIe ou au VIIIe siècle. Une tombe en tuiles, du type du VIe siècle, trouvée dans le sol du chœur, renfermait sans doute le corps d'un personnage vénéré sur lequel fut édifiée la construction primitive qui comportait une abside à plan outrepassé.

L'église fut reconstruite en grande partie, et probablement agrandie, au XIIe siècle ; longue de 18 mètres, elle offrait alors une nef unique, avec abside hexagonale à l'extérieur et un transept large de 14 mètres, flanqué de deux absidioles. Les textes de l'époque la citent sous le vocable de Sainte-Marie-des-Angles (Sancta Maria de Angulis), mais une bulle d'Urbain II la mentionne sous le titre de Sainte-Marie-des-Anges (Sancta Maria de Angelis), vocable dont la contraction est peut-être à l'origine du nom actuel du lieu. A l'ouest, au nord et à l'est, s'étendait le cimetière paroissial après l'abandon de l'église, ce qui explique son étendue considérable.

L'église de Sainte-Marie-des-Angles fut ruinée à une époque très ancienne, probablement au XIVe siècle, au moment des saccages des Grandes Compagnies, démobilisées par la fin de la Guerre de cent ans. Au début du XVIIIe siècle, il en restait encore les quatre murs, mais, vers 1735, Hyacinthe Calvet, seigneur du lieu, s'en servit de carrière pour transformer sa métairie en château: il ne laissa debout que le bras méridional du transept qu'il aménagea en pigeonnier. C'est aujourd'hui le seul vestige apparent de l'édifice dont les ruines s'étalent au ras du sol dans un paysage d'une rare beauté antique.

Après l'abandon du XIVe siècle, le village s'établit sur la hauteur. Une église, plus petite, y fut construite vers le milieu du XVe siècle grâce à la générosité d'un Calvet : c'est la paroisse actuelle. Chose curieuse, elle est placée sous le vocable de N.-D. de l'Assomption, c'est-à-dire de la Vierge soulevée par les Anges (cf : N.-D. des Anges…). D'un style gothique assez primitif, elle présente trois nefs irrégulières et un chevet sur plan carré. Les voûtes en croisées d'ogive retombent sur de jolis culs-de-lampe figurant des anges, des animaux fantastiques ou des blasons. L'édifice a été classé parmi les Monuments Historiques par arrêté en date du mois de septembre 1912.

En contrebas de l'édifice, serpentent des rues étroites et sinueuses, bordées de vieilles maisons dont les murs corrodés sont dorés par le temps. De-ci, de-là, une fenêtre à meneaux, une porte en accolade annoncent le XVIe siècle mais la plupart des demeures appartiennent aux siècles suivants, et, de leurs "loggias" garnies de vignes sauvages, on découvre l’un des plus beaux panoramas de la vallée du Rhône.

Aussi, le touriste qui s'arrête à Avignon et qui consacre en général une demi-journée à Villeneuve, sera-t-il bien inspiré en prolongeant un peu vers l'ouest son périple artistique: il y trouvera, en face de la vieille cité des Papes un site calme et enchanteur ou le parfum des vieilles pierres s'allie à l'harmonie d'un paysage particulièrement évocateur. Et, si le temps le lui permet, il ira flâner, au pied du village près de l'ancien château où vécut et mourut le grand critique Armand de Pontmartin : il y apercevra l'ancienne demeure du Maître, perdue dans un bosquet de verdure d'où émergent les hautes frondaisons de platanes plus que centenaires, oasis de fraîcheur qui contraste agréablement avec les garrigues ensoleillées et arides du plateau.

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