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Ancien hôpital St Bénézet

Le conservatoire de danse du Grand Avignon, a été établi en 1986 dans les anciens bâtiments de l’hôpital Saint Bénézet institution dont l’origine remonte au XIIe siècle.

L’hospice primitif
L’existence de la communauté des frères du Pont ou frères Pontifs commence à Avignon en 1177 avec la construction du pont Saint Bénézet. Moins de dix ans plus tard, en 1184, la famille Malvezin vend une maison et un jardin « à Dieu et à l’œuvre du pont sur le Rhône et à frère Bénédictus, promoteur et ministre de cette œuvre et aux autres frères de l’œuvre ».
La bâtisse dans laquelle les frères Pontifs s’installent se situait au droit du pont côté Avignon. Située à l’extérieur de la ville contre les anciens remparts cette maison depuis longtemps disparue était entourée d’un jardin. Aujourd’hui la propriété se situerait approximativement vers l’entrée du parking du Palais des Papes située rue Ferruce.
Tout naturellement, lorsque le pont est livré à la circulation en 1186, les membres de la confrérie des frères Pontifs adjoignent un asile à leur maison. L’hospice ou asile de nuit au moyen-âge, est un lieu d’accueil pour le voyageur qui, pendant la fermeture des portes de la ville, ne peut continuer sa route. Bien qu’Avignon compta de nombreux hospices, la maison des frères Pontifs était idéalement placée à la sortie du pont. Les membres de la confrérie ne sont pas des religieux. Il s’agit d’une dizaine d’hommes et femmes laïcs résidant dans le prieuré qu’ils ont créé afin de quêter et de récolter les fonds nécessaires à la construction du Pont et qui prennent donc en charge la gestion de l’hospice.

L’hospice connaît rapidement une certaine notoriété : l’existence d’un réfectoire dés 1196 et d’un dortoir en 1208 le prouve. En 1197, ils demandent l’autorisation de posséder une chapelle et un cimetière, faveur accordée sous condition que dans ce dernier seuls les membres de la confrérie et des étrangers y soient inhumés.
Mais ce premier établissement disparaît lors de l’édification dans le courant du XIVème siècle de la nouvelle enceinte et de la construction de l’îlot sur lequel s’appuie le pont Saint-Bénezet. L’institution va ensuite renaître par rattachement à un nouvel hôpital créé à proximité grâce au legs, en 1363, du cardinal Ardouin AUBERT.

Le second Hôpital
Détruit en 1398 durant les conflits du début du Grand Schisme, l’établissement réapparaît et commence à prendre la forme qu’on lui connaît dés le VXème siècle : il est alors perpendiculaire aux remparts s’appuie contre la tour carrée (longtemps dénommée « Tour de l’hôpital ») située entre le Châtelet et la porte du Rhône. L’hôpital est constitué de salles d’accueil et d’une chapelle à laquelle on accède par une petite venelle débouchant sur la rue Eyguière (actuelle rue Ferruce). A ses abords, au nord, on trouve le cimetière des noyés dont les hospitaliers avaient la charge.
La gravure de Mathias GREUTER et le grand plan de 1618, donnent une idée assez précise de la configuration des lieux. 
 De grandes inondations et de nouveaux dommages causés au pont d’Avignon aboutissent à la fermeture définitive de celui-ci. Ne pouvant plus accueillir les voyageurs bloqués aux portes de la ville, l’hôpital prend en charge à partir de 1678 les enfants écrouelleux. Le Châtelet – fortification permettant depuis le pont, l’entrée dans la ville – ne pouvant donc plus, de fait remplir ces fonctions, est alors attribué à l’hôpital qui va connaître de profondes transformations au XVIIIème siècle.

Dés 1714, l’architecte Pierre MIGNARD propose un projet d’agrandissement de la chapelle qui ne sera pas réalisé. En 1723 le projet sera mené a bien sous la direction de Jean-Baptiste 1er PERU qui se charge également du remodelage de la cour nord par la création d’un espace fermé par une grande porte dorique, porte qui existe encore aujourd’hui, et qui devient l’entrée principale de l’hôpital. Enfin, à partir des années 1740 les travaux sont réalisés sous la direction des architectes Jean-Baptiste puis Jean-Pierre FRANQUE.

En 1742, l’acquisition de la maison du chanoine OFFRAY à l’ange de la rue Eyguière (Ferruce) et de celle montant autrefois vers le Châtelet, permet sa démolition puis une reconstruction qui agrandit l’hôpital. En 1744 la façade de la chapelle est reconstruite et porte une inscription dédicatoire.

Persévérant dans ses acquisitions, l’hôpital achète les deux maisons privées ayant appartenu à la marquise de PEZENAS longeant la rue Eyguière vers la porte du Rhône afin de les démolir et d’y établir des boutiques s’ouvrant sur la rue par des arcades. Dans la foulée, en 1760, la porte du Rhône sera entièrement reconstruite par Jean-Pierre FRANQUE.

Parallèlement, un édifice a été construit dans la cour, le long du rempart afin de permettre la jonction entre l’hôpital et le Châtelet qui est aménagé pour les recteurs tant et si bien qu’à la fin du XVIIIème siècle avignonnais même si de nombreux vestiges permettront par la suite de retrouver des éléments médiévaux.


De la Révolution à nos jours
Durant la Révolution, l’hôpital du Pont est réuni à celui de Sainte-Marthe et en 1807, il ferme définitivement ses portes.
Le Châtelet, la cour, les bâtiments de l’hôpital, la tour avançant sur le terre-plein des remparts et les maisons de la rue Eyguière vont être vendus à divers propriétaires pour être finalement rachetés par Jean-Louis POULIN, célèbre entrepreneur de messageries ayant donné son nom à l’ancienne tour de l’Hôpital, dans les années 1855.
Par le jeu des successions familiales, les immeubles passent ensuite à la famille de SAINT-PRIEST jusqu’en 1977-1978, période à laquelle l’ensemble devient propriété de la SEDV, société concessionnaire du vaste chantier de réhabilitation de l’antique îlot Ferruce.
Celle-ci aboutit à la création d’un espace d’accueil touristique pour la visite du pont Saint Bénézet, à l’installation d’une nouvelle école de danse et à la restauration du Châtelet et de ses accès au pont. L’ensemble est en 1985 rétrocédé à la ville.

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Le blog du Conservatoire

Retrouvez toutes les informations sur le blog du conservatoire

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1972 création du pôle danse

Créé en 1972, par Nicole Calise Petracchi, le pôle danse fait partie du Conservatoire à
Rayonnement régional du Grand Avignon depuis 2004.
Installé dans les locaux de la rue Ferruce, quartier de la Balance, bâtiment du XIVème siècle est entièrement rénové. Situé au pied du Palais des Papes et près du Pont Saint BENEZET, il a conservé extérieurement son architecture ancienne.Il abrite aujourd'hui une structure comprenant cinq grands studios dont trois de plus de 200 m², sonorisés et équipés de vidéo.
De temps en temps il est bon de faire un retour en arrière car on peut voir le chemin parcouru. En 1972, l'école de danse du Théâtre d'Avignon, comptait une cinquantaine d'élèves, et aujourd’hui 621 élèves fréquentent le Conservatoire.
En 1978,  ouverture de la 1ère  classe « Danses-Etudes », et rattachement au Conservatoire d'Avignon va se concrétiser.

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